Barcelone s’apprête à augmenter sa taxe de séjour touristique, atteignant jusqu’à 15 euros par nuit dès avril 2026. Cette mesure vise à contrer le surtourisme et à apaiser les tensions locales liées au marché immobilier, tout en finançant des initiatives urbaines et touristiques essentielles.
Barcelone augmente sa taxe de séjour : une décision controversée
Barcelone a décidé d’augmenter sa taxe de séjour, qui pourra atteindre jusqu’à 15 euros par nuit et par personne dans certains établissements à partir d’avril 2026. Cette mesure place la ville parmi celles ayant les taxes de séjour les plus élevées en Europe. L’objectif est de lutter contre le surtourisme et de répondre aux préoccupations des habitants concernant l’impact des touristes sur le marché immobilier local.
En doublant la taxe actuelle, les autorités espèrent freiner l’afflux touristique tout en générant des fonds pour atténuer la crise du logement. Cette décision suscite des débats, car elle pourrait affecter l’attractivité de la ville.
Quel impact financier pour les touristes ?
L’augmentation de la taxe de séjour à Barcelone aura un impact financier notable pour les touristes. Par exemple, un couple séjournant deux nuits dans un hôtel quatre étoiles pourrait débourser 45,60 euros supplémentaires, avec une taxe pouvant atteindre 11,4 euros par nuit et par personne. Les hôtels cinq étoiles verront leur taxe grimper jusqu’à 15 euros par nuit, tandis que les croisiéristes continueront à payer environ 6 euros.
Les recettes générées par cette taxe seront réparties de manière stratégique : 25% seront alloués à la lutte contre la crise du logement, et 75% seront investis dans le Fonds de promotion du tourisme. Cette répartition vise à équilibrer les besoins locaux tout en soutenant le secteur touristique.
Des recettes pour des projets locaux ambitieux
Les recettes de la taxe de séjour à Barcelone sont déjà partiellement utilisées pour financer le « plan climat scolaire », un projet ambitieux visant à climatiser les écoles publiques avec un investissement de 100 millions d’euros. Ce plan illustre l’engagement de la ville à améliorer les infrastructures locales tout en répondant aux besoins des résidents.
En parallèle, Barcelone prévoit d’interdire les locations de courte durée d’ici 2028, une initiative complémentaire pour réguler le marché immobilier et le tourisme. Ces mesures visent à créer un équilibre entre l’attractivité touristique de la ville et la qualité de vie des habitants.
