MaPrimeRénov’ évolue en 2025 avec des changements significatifs dans les travaux éligibles aux aides. Alors que certaines options ne sont plus soutenues, d’autres continuent de bénéficier de financements. Ces ajustements visent à encourager des rénovations plus complètes et à orienter les choix énergétiques vers des solutions durables.
MaPrimeRénov’ : une réouverture sous conditions
Le guichet MaPrimeRénov’ a rouvert le 23 février, mais avec des changements notables. Désormais, l’isolation des murs, qu’elle soit intérieure ou extérieure, ainsi que l’installation de chaudières biomasse, ne sont plus éligibles aux aides. Ces modifications impactent fortement les secteurs concernés, notamment l’isolation et le chauffage au bois.
Les professionnels de ces filières doivent s’adapter à cette nouvelle orientation, car l’État semble privilégier des solutions de rénovation plus globales. Les pompes à chaleur et les poêles à bois continuent, quant à eux, de bénéficier du soutien financier de MaPrimeRénov’.
Pourquoi l’État favorise l’électrification ?
L’État oriente ses choix vers l’électrification pour plusieurs raisons économiques. En favorisant les pompes à chaleur, il soutient la consommation d’électricité, ce qui permet de justifier une production électrique excédentaire. Cette stratégie vise également à réaliser des économies en réduisant les aides pour les mono-gestes, comme l’isolation seule des murs.
En encourageant des rénovations d’ampleur intégrant plusieurs gestes, l’État cherche à optimiser l’efficacité énergétique des logements. Cette approche globale est perçue comme plus durable et rentable à long terme, tout en soutenant l’industrie électrique nationale.
Impact et adaptation : un défi pour la biomasse
Les changements de MaPrimeRénov’ ont entraîné une réduction significative du marché des chaudières biomasse, avec des prévisions pessimistes pour 2026. Face à cette situation, les acteurs de la filière biomasse cherchent à s’adapter en réduisant leur dépendance aux aides et en augmentant leurs exportations, notamment vers l’Italie et la Suisse.
Par ailleurs, le remplacement des anciens poêles à bois et les besoins spécifiques des chaufferies biomasse pourraient influencer la demande future. Ces enjeux nécessitent une réorientation stratégique pour maintenir la viabilité du secteur, tout en répondant aux nouvelles exigences du marché.
